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La fourbure

Posté le: mai 16, 2018 | Auteur: Equi-well

Parce que la fourbure est la deuxième cause de mortalité chez les chevaux après la colique, c’est une affection à prendre très au sérieux. En cas de crise, il est indispensable de contacter un vétérinaire en urgence.

Qu’est-ce que c’est ?

La troisième phalange du pied du cheval est entourée de deux couches imbriquées (le kéraphylle et le podophylle) qui sont elles mêmes constituées de lamelles accrochées les unes aux autres. Ce sont ces couches qui permettent l’adhésion entre les structures internes du pied et la paroi du sabot et la suspension de la phalange dans le pied.

Lorsque le cheval est en fourbure, une perturbation du réseau sanguin dans le pied déclenche une dégradation de ces couches. La phalange devient alors instable et elle perd sa cohésion avec la paroi du pied. Elle bascule vers le bas.

En cas de lésions sévères, la troisième phalange peut descendre dans la boite cornée et dans les cas les plus grave, elle peut perforée la sole.

 

Quels sont les signes ?

Dans la plupart des cas, la fourbure touche les deux pieds antérieurs. Elle provoque une douleur importante dans le pied et plus particulièrement en avant de la fourchette, c'est-à-dire en pince. Pour se soulager, le cheval adopte une attitude particulière : les antérieurs sont positionnés en avant et les postérieurs sous lui. Les quatre membres sont dans une position en avant de la verticale. Ainsi le cheval reporte son poids vers les talons pour soulager la pince douloureuse. Certains chevaux basculent également d’un pied sur l’autre pour essayer de se soulager.

Lorsque le cheval est en fourbure il a également des difficultés à se déplacer, ses allures deviennent étriquées, il ne veut plus donner ses pieds, il semble marcher sur « des œufs », il se couche beaucoup…

Comme toutes les douleurs, d’autres signes peuvent également apparaitre : température, perte d’appétit, anxiété, isolement, tremblements…

En cas de doute, il est important de vérifier la chaleur des pieds (chaleur élevée) et le pouls (augmentation du pouls).

Quelles sont les causes ?

Les causes sont nombreuses, mais le plus souvent la fourbure est la conséquence d’autres maladies.

La cause la plus fréquente est d’ordre alimentaire. La majorité des cas de fourbure apparaissent lorsque les chevaux sont mis à l’herbe. Une surconsommation de céréales peut aussi entraîner des cas de fourbure.

Certaines maladies provoquent une libération importante de toxines qui créent alors des lésions vasculaires dans les pieds et provoquent alors une fourbure. Cela peut être le cas après une colique, une forte diarrhée, une maladie infectieuse… C’est pour cela qu’une surveillance importante du pied est indispensable lorsque le cheval est atteint de ce type de maladie.

Il existe également des fourbures d’exercice. Elles apparaissent à la suite d’une activité physique importante, notamment sur sol dur. Ce sont surtout les chevaux d’endurance qui sont touchés.

Lorsque le cheval souffre d’une boiterie très importante sur un membre, le report de poids sur l’autre pied peut déclencher une fourbure. Cette fourbure dites d’appuie est alors unilatérale.

Les chevaux atteints du syndrome de Cushing sont également plus touchés, de même que les chevaux souffrant du syndrome métabolique équin. Il est donc très important de surveiller très attentivement avec un vétérinaire les chevaux souffrants de ces maladies.

 

Que faire en cas de fourbure ?

La fourbure étant une urgence médicale, il est primordial d’appeler un vétérinaire. En attendant la venue de ce dernier, il faut garder le cheval immobilisé, le mettre à la diète si la fourbure semble être d’ordre alimentaire, lui mettre les pieds dans le froid et le placer sur un sol confortable.

Le vétérinaire peut confirmer la fourbure grâce à un examen clinique (notamment avec le sondage à la pince exploratrice) et un examen radiographique. Ce dernier permet de renseigner de la position de la phalange par rapport à la paroi du pied et de la présence éventuelle de décollement des couches.

Une fois la fourbure confirmée, il faut essayer d’en éliminer la cause puis de gérer la douleur. Le maréchal ferrant, en accord avec le vétérinaire, peut également intervenir pour apporter du soutien.

Dans tous les cas, une immobilisation du cheval au box est impérative.

 

Et après ?

Il est important de veiller à éviter les récidives.

Pour les fourbures de cause alimentaire, il faut adapter le régime alimentaire du cheval (restreindre l’accès à l’herbe durant les périodes critiques, isoler l’accès aux grains, limiter les apports énergétiques…)

Lorsque le cheval souffre d’une maladie endocrinienne (comme le syndrome de Cushing) il faut mettre en place un protocole de surveillance accrue.

 

En conclusion, la fourbure est maladie fréquente et très grave qui peut aller jusqu’à la mort de l’animal. La surveillance et la prévention restent les moyens les plus efficaces.

 

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