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La digestion chez le cheval

Posté le: janv. 9, 2018 | Auteur: Equi-well

Le cheval est un herbivore mais ce n’est pas un ruminant, de ce fait il ne possède qu’un seul estomac, on dit qu’il est monogastrique. Lorsqu’il vit au pré, il passe plus de 15 heures par jour à s’alimenter ; il ingère de petites quantités à la fois. L’ensemble de son appareil digestif est donc conçu compte tenu de cette particularité.

La bouche

Les lèvres du cheval sont très mobiles, notamment la lèvre supérieure. Elles lui permettent de trier les aliments. Le cheval ne voit pas ce qui se situe juste sous son nez. C’est pourquoi il possède des vibrisses : ce sont des poils sensitifs qui se situent sur ses lèvres. Il est donc primordial de ne pas les couper !

Le cheval possède de 36 dents pour les juments à 40 pour les mâles (présence des crochets). Ses incisives lui permettent de consommer l’herbe rase et jeune riche en matière azotée.

Le cheval possède 12 incisives.

Les molaires et prémolaires assurent la mastication des aliments grâce à un mouvement latéral qui permet l’écrasement. La mastication chez le cheval est longue car il ne rumine pas et permet un broyage fin des aliment. Elle provoque une production de salive très abondante. Le rôle de la salive est d’imbiber les aliments pour faciliter la déglutition. Le temps d’ingestion et la quantité de salive produite sont variables en fonction de l’alimentation : l’ingestion d’un kilo de foin occupe le cheval pendant trois à quatre fois plus de temps que l’ingestion d’un kilo de concentrés et permet la sécrétion d’une quantité plus élevée de salive.

Le cheval possède 12 prémolaires et 12 molaires.

Les dents, à l’exception des crochets, ont une croissance continue. La mastication permet aux dents de s’user. Un cheval qui ne consomme pas assez de fourrage risque d’avoir des surdents. Ce phénomène peut avoir des conséquences sur l’ingestion et la digestion. Les surdents peuvent blesser la langue et l’intérieur des joues.

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L’œsophage

L’œsophage permet le passage de la bouche à l’estomac. C’est un tube long et étroit. Le cheval peut être sujet aux bouchons œsophagiens, c'est-à-dire à une obstruction de l’œsophage. Les symptômes sont les suivants : difficultés à déglutir, présence abondant de salive, cheval qui bave… parfois, il peut également y avoir la présence de salive et d’aliments au niveau des naseaux. Dans ce cas, il est important de consulter un vétérinaire (risque de passage dans la trachée vers les poumons).

Une obstruction œsophagienne touche particulièrement les chevaux qui ne mastiquent pas assez ou qui ne produisent pas assez de salive. Il faut donc être vigilant dans les cas suivants :

-          Lors de la distribution de quantités importante d’aliments ; il vaut mieux privilégier de petites quantités plusieurs fois par jour.

-          Lors de l’introduction d’un nouvel aliment.

-          Lors de repas dans un troupeau, les dominés peuvent manger le plus vite possible car ils craignent les dominants.

Si votre cheval est « glouton », ne pas hésiter à placer des galets ou des pierres dans sa mangeoire pour réduire la quantité prise à chacune de ses bouchées. Eviter par contre d’y placer une pierre à sel : en effet, cela impose la consommation de sel et ne permet plus au cheval de la réguler.

De plus, il est conseillé de placer les mangeoires au sol.

 

L’estomac

L’estomac du cheval est de petite taille. Il a une capacité d’une quinzaine de litres pour un cheval adulte.

L’estomac commence par le cardia : partie resserrée qui l’empêche de vomir.

La partie supérieure (partie proximale) n’a pas de sécrétion. Par contre, la partie inférieure sécrète de l’acide chlorhydrique, des agents protecteurs contre l’acidité et des enzymes.

L’estomac du cheval se vidange de façon continue. Les aliments y sont présents entre 2 et 8 heures selon la composition du repas et sa taille : les fourrages transitent plus rapidement que les concentrés.

L’estomac permet la prédigestion des protéines.

Il se termine au niveau du pylore.

 

L’intestin grêle

L'intestin grêle composé de trois parties : le duodénum, le jéjunum, l'iléon. Il mesure environ 25 mètres.

Les aliments y séjournent peu longtemps (entre 1 à 2 heures). Ce qui explique pourquoi il est préférable de distribuer de petits repas de façon fréquente.

La digestion est de type enzymatique, c'est-à-dire que les glucides et les protéines sont valorisés grâce aux enzymes intestinales et au suc pancréatique. Le cheval ne possède pas de vésicule biliaire, la bile est donc sécrétée en continue et permet la digestion es lipides.

C’est à ce niveau de la digestion que les matières grasses libèrent leurs acides gras libres et que l’amidon est digéré en glucose assimilable. Ces nutriments assurent l’énergie au cheval.

Les protéines sont digérées en acides aminées.

 

Le gros intestin

Il est constitué de 3 parties :

-          Le caecum, poche qui permet de trier les particules (celles qui sont inférieures à 10 mm y résident plus longtemps que les plus grosses).

-          Le côlon ascendant, long tube replié en 4 parties de diamètres différents. Les aliments y séjournent longtemps.

-          Le côlon descendant et le rectum, partie libre et capable de déplacements importants.

Les aliments transitent entre 24 à 48 heures dans le gros intestin. Cette durée varie en fonction de la composition des aliments ingérés.

C’est dans le gros intestin que sera digéré tout ce qui ne l’a pas été en amont et notamment les fibres mais également la partie non digérée de l’amidon et des protéines. Plus la ration est fibreuse, plus le temps de transit dans le gros intestin sera long.

Le gros intestin héberge de nombreux micro-organismes qui assurent la dégradation des fibres et du reste de l’amidon en acides gras volatils. Ces acides gras volatils sont absorbés et apportent de l’énergie au cheval.

Il est très important de considérer l’aspect vivant des micro-organismes que contient le gros intestin. En effet, ils sont spécifiques à chaque aliments donc très sensible aux changements de ration (transition alimentaire progressive). Les acides gras volatils lorsqu’ils sont en trop grandes quantités nuisent à la flore microbienne et créent un risque d’acidose. Il faut donc permettre à l’amidon de rester suffisamment longtemps dans l’intestin grêle pour y être correctement dégradé (fractionner les repas de céréales, distribuer le fourrage avant les céréales…).

La forme du colon du cheval est responsable du risque de colique par constipation (excès de paille).

 

Nos conseils :

-          Levure de bière : soutien de la flore intestinale

-          Menthe : facilite la digestion

-          Curcuma : permet la réduction de l’acide gastrique

-          Paskasand : pour les chevaux ayant tendance à ingérer du sable

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